Conférence Endométriose

Vendredi 22 mars, le Crips Île-de-France et l’association EndoFrance, avec le soutien de la Fondation Apicil se sont associés le temps d'une conférence à l’Espace Chaptal, afin de sensibiliser à l'endométriose les infirmières et infirmiers scolaires au contact des jeunes. Une occasion privilégiée de s’interroger sur les enjeux de la prévention en milieu scolaire et le rôle que peuvent jouer ces professionnels de santé dans le diagnostic de la maladie.

L'endométriose, cette maladie gynécologique encore trop méconnue.

Tout le temps de la conférence, les intervenants rappelèrent à quel point donner la parole aux jeunes filles et aux femmes atteintes de cette maladie aidera à faire bouger les lignes.

Une temps d'échange privilégié, aussi, de s’interroger sur les enjeux de la prévention en milieu scolaire et le rôle que peuvent jouer ces professionnels de santé dans le diagnostic de la maladie.

Selon Yasmine Candau, présidente d’EndoFrance, si « la formation des médecins sur la maladie est encore trop partielle », les infirmières et les infirmiers scolaires sont « un maillon indispensable de la chaîne prévention santé ». Car c’est « en travaillant directement avec les adolescentes et leurs familles qu’il sera possible de les soutenir et montrer les différents visages de la maladie. »

De nombreuses questions ont été soulevées lors la conférence, démontrant que l’endométriose est une maladie qui intéresse et qui questionne. L’un des temps forts de la conférence fut l’intervention du Docteur Isabella Chanavaz-Lacheray membre du Comité Scientifique de l’association EndoFrance, initialement décidée à prendre une disponibilité de 6 mois pour consacrer sa pratique à la maladie et qui, 3 ans plus tard, milite encore à déconstruire les tabous et les idées reçues sur celle-ci.

Si l’enjeu pour le Crips Île de France est d’être un relais de la prévention, cela s’inscrit dans la lignée de la mobilisation de la Région Île-de-France sur l’endométriose, annoncée mardi 19 mars par la présidente de Région Valérie Pécresse et la vice-présidente Farida Adlani. En effet, une réflexion au sein de la commission santé de la Région sera prochainement menée afin de positionner la région dans une stratégie en phase avec ses compétences.