Éducation à la sexualité
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Crée le 10 octobre 2025, modifié le 20 octobre 2025
En effet, des études ont montré qu’un accès précoce aux soins et aux médicaments, d’une part réduit la mortalité, d’autre part améliore la réponse à long terme au traitement et augmente l’espérance ainsi que la qualité de vie des PvVIH, enfin empêche la transmissibilité du virus grâce aux antirétroviraux. En effet grâce au traitement, la charge virale d’une personne séropositive devient indétectable et de fait le virus est intransmissible.
En France, le dépistage de l’infection à VIH est encore trop tardif.
La possibilité de proposer des tests rapides complète le dispositif de dépistage français comportant le dépistage en CeGIDD, l’autotest, le dépistage en laboratoire d’analyse (sans ordonnance et sans avance de frais).
Les tests rapides permettent, avec un simple prélèvement par piqûre au doigt, d’obtenir un résultat dans un délai de 15 à 30 minutes selon les marques. Il s’agit d’un test individuel (un prélèvement, un kit) alors que les tests Elisa sont mis en œuvre sur des séries de prélèvements de personnes différentes par des techniques automatisées. D’où leurs délais de réalisation.
Attention ! Une confusion de sens est possible : certaines personnes pensent qu’il s’agit de tests pouvant se faire rapidement après un risque. (en savoir plus)
Réalisés à l’aide d’un kit de réactifs, les Trod ne nécessitent pas l’emploi d’un équipement de laboratoire et se conservent à température ambiante. D’utilisation facile dans des lieux variés hors du dispositif médical, ils participent à l’élargissement de l’offre de dépistage préconisé par les recommandations étatiques.
Les tests rapides détectent les anticorps anti-VIH seuls. Il faut compter un délai de douze semaines (trois mois) pour assurer avec cette technique un résultat négatif.Les tests rapides les plus récents détectent les anticorps aussi bien du VIH-1 que du VIH-2.
Dans le cadre de programmes de dépistage, ils permettent de proposer le test à des populations dans lesquelles le risque d’infection est élevé ou pour lesquelles l’accès au test est limité.
Dans le cadre des CeGIDD, ils diminuent le nombre de tests non rendus (personnes ne revenant pas chercher les résultats). Toutefois des études montrent que, en possession des résultats VIH, les personnes reviennent un peu moins chercher les autres résultats (IST, hépatites…).
En milieu de soin, les tests rapides sont utilisés dans des contextes d’urgence précis :
L’absence de prélèvement veineux, la facilité d’exécution, la lecture simple du résultat permettent que les tests rapides soient réalisés par des personnes autres que des professionnels de santé, volontaires d’association par exemple, à condition que ces personnes appartiennent à une structure accréditée et soient formées non seulement à la technique, mais aussi au cadre de confidentialité, au counselling individuel et à l’orientation et l’accompagnement vers les services médicaux en cas de résultat positif ou incertain.
Ce cadre (convention d’habilitation, formation et modalités d’utilisation des tests) est précisé dans un arrêté du 16 juin 2021.
Dans les circonstances d’accès aux soins classiques et en dehors des contextes d’urgence, la technique Elisa reste la technique de référence.
Les opérations de dépistage rapide « hors les murs » (dans des locaux associatifs ou des dispositifs mobiles), organisées par les associations et les CeGIDD, s’adressent en règle générale à des populations où l’incidence est élevée et justifie une incitation à un dépistage régulièrement répété (HSH), ou à des populations dans lesquelles existent des freins au dépistage (difficultés d’accès aux soins, barrières culturelles ou religieuses…).
La plupart des CeGIDD peuvent proposer des tests rapides au cas par cas. (Consultations d’information et de dépistage VIH/ IST / Hépatites B et C en Ile-de-France).
La loi dispose que « chez les personnes mineures, le dépistage par TROD de l’infection par le VHC ou à VIH 1 et 2 ou par le VHB peut être pratiqué à la condition que les titulaires de l’autorité parentale en soient informés et y aient consenti au préalable, en vertu de l’article 371-1 du code civil. Lorsque ce dépistage s’impose pour sauvegarder la santé d’une personne mineure et dans le cas où la personne mineure s’oppose expressément à la consultation du ou des titulaires de l’autorité parentale afin de garder le secret sur son état de santé, sont autorisés à déroger au recueil du consentement du ou des titulaires de l’autorité parentale
Faire un test rapide ne nécessite pas d’être à jeun. Après piqûre du doigt désinfecté, une goutte de sang est prélevée à l’aide d’une pipette. Ce sang est ensuite mis au contact de réactifs. Les résultats sont lisibles dans un délai variable selon les techniques, 30 minutes au plus.
Une marque de contrôle apparaît, sous forme de point ou de trait, et indique la validité du test.
Le test doit être lu dans un intervalle de temps défini pour chaque produit car la réaction disparaît en quelques minutes.
Il arrive que le résultat soit ininterprétable parce que le kit est détérioré ou la quantité de sang introduite dans le dispositif insuffisante. On peut alors répéter le test rapide avec un nouvel échantillon sanguin et en utilisant un nouveau kit.
Le test rapide est soumis au même cadre et aux mêmes obligations que toute action de dépistage du VIH. Il relève d’une démarche volontaire et nécessite le consentement de la personne testée. Positif ou négatif, le résultat est rendu au cours d’un entretien individuel, dans un espace de confidentialité. Professionnelle de santé ou non, la personne qui pratique le test et le rend est tenue de ne divulguer le résultat à aucune autre personne que celle concernée
Au-delà des tests rapides d’orientation diagnostique de l’infection à VIH, peuvent également être effectués des Trod VHC et des Trod VHB.
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