CRIPS ÎLE-DE-FRANCE

VIH/sida : les bases pour comprendre

Les points essentiels à connaître pour être correctement informé sur le VIH/sida.
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Moins médiatisée qu'au début des années 80, l'épidémie de VIH/sida persiste encore en France.
C'est la raison pour laquelle il demeure essentiel de poursuivre l'effort d'information et de prévention tant auprès des jeunes que des populations prioritaires.


[Etat des connaissances : mai 2021]

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Favoriser, pour chacun, l’accès à l’information, au dépistage et au soin, c’est le défi à relever aujourd’hui pour tous les acteurs de première ligne qui souhaitent contribuer à la lutte contre le VIH/sida.

Les chiffres de l'épidémie en Ile-de-France

L'Ile-de-France est la région de France métropolitaine la plus touchée par le VIH/sida, depuis le début de l'épidémie dans les années 80.

42 %
des découvertes de séropositivité
2500
personnes diagnostiquées chaque année
48000
personnes suivies pour une infection par le VIH dans les hôpitaux franciliens

La région francilienne concentre 42% des découvertes de séropositivité pour 18% de la population vivant en France. Le nombre de découvertes de séropositivité n'a pas diminué dans les dernières années, environ 2500 personnes sont diagnostiquées chaque année.

Les deux départements d'Ile-de-France les plus concernés sont Paris, qui concentre 41% des découvertes de séropositivité pour le VIH en Ile-de-France et la Seine-Saint-Denis (15%).

En Ile-de-France, l'épidémie est concentrée :

  • chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes
  • chez les personnes hétérosexuelles -femmes et hommes- nées en Afrique subsaharienne

Au total, un tiers des personnes vivant avec le VIH en Ile-de-France sont des femmes, dont la moitié est originaire d'Afrique subsaharienne.

Distinguer VIH et sida

Les termes "VIH" et "sida" sont fréquemment confondus et pourtant, ils recouvrent des dimensions différentes dans l'évolution de la maladie.

Le VIH est le Virus de l'Immunodéficience Humaine.
Une personne est dite "séropositive pour le VIH" lorsqu'elle est infectée par le VIH, donc porteuse du virus.
Cela ne signifie pas qu'elle est atteinte par la maladie du sida.

L'infection à VIH, période sans symptôme apparent dure plusieurs années. La personne séropositive, si elle ne suit pas de traitement, peut alors transmettre le virus mais ne présente pas de signe ou de symptôme clinique.

Sans traitement, l'infection à VIH peut évoluer vers la maladie sida : la multiplication du virus dans l'organisme provoque un effondrement des défenses immunitaires et la survenue d'infections opportunistes.

Le traitement comme prévention

Les médicaments anti-VIH bloquent la multiplication et la transmission
du virus chez les personnes infectées.
Une personne séropositive traitée ne transmet pas le VIH et ne développe pas la maladie.

Le traitement antiretroviral, s'il est pris régulièrement par les personnes vivant avec le VIH fait disparaître le virus de leur sang.C'est ce qu'on appelle avoir une charge virale indétectable, elle est également indétectable dans les sécrétions génitales (sperme, sécrétions vaginales). De ce fait -et c'est un point essentiel-, une personne correctement traitée depuis plusieurs mois, et qui prend son traitement régulièrement, ne peut pas transmettre le virus à ses partenaires.
C'est ce qu'on appelle le traitement comme prévention ou TasP. Découverte capitale pour la prévention puisque la chaîne de transmission est ainsi interrompue.

Les trithérapies, disponibles depuis 1996, ont bouleversé la vie des personnes vivant avec le VIH dans les pays occidentaux.
Aujourd'hui, on peut vivre longtemps et en bonne santé avec le VIH, quand on a accès aux soins et si l'infection est dépistée à temps.
L'infection par le VIH est contrôlée même si le virus reste présent dans l'organisme, dans certains organes appelés "réservoirs".

Indétectable =  Intransmissible
Une personne dont la charge virale est indétectable ne transmet pas le VIH.
C'est un message extrêmement important, qu'il faut répéter et diffuser auprès des personnes touchées comme auprès de leurs partenaires et du grand public.

Lutter contre les fausses croyances sur la transmission du VIH

Les études montrent qu'il y a encore aujourd'hui, notamment chez les jeunes, une méconnaissance des modes de transmission du VIH et que les fausses croyances sur la transmission persistent.

Un des objectifs de l'information sur le VIH/sida est de lutter contre ces dernières et de rappeler que le VIH ne se transmet pas :

  • en embrassant une personne
  • en serrant la main ou une personne dans ses bras
  • par la toux ou les éternuements
  • en nageant dans une piscine
  • par les sièges de toilette
  • par les draps de lit ou serviettes
  • en partageant un repas (fourchettes, cuillères, nourriture)
  • en allant chez le dentiste
  • par les piqures de moustique
  • par le don de sang
  • en téléphonant
  • en partageant un savon

Le VIH se transmet par des vecteurs et modes de transmission précis :

Le VIH est véhiculé par quatre liquides corporels

  • le sperme et le liquide qui apparaît avant l'éjaculation (liquide pré-séminal)
  • les sécrétions vaginales
  • le sang
  • le lait maternel

Le VIH se transmet par trois modes

  • lors des rapports sexuels sans préservatif 
    par ordre croissant sur l'échelle des risques : rapport oral, vaginal, anal
  • par l'échange sanguin 
    échange de matériel d'injection dans le cas d'usage de drogue par voie intraveineuse, tatouage, piercing, exposition accidentelle au sang de personnels de santé manipulant des objets piquants, tranchants, traînants, souillés par du sang
  • de la mère à l'enfant 
    pendant la grossesse, l'accouchement, l'allaitement (en l'absence de traitement préventif)

 

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