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IST : les infections sexuellement transmissibles

Les infections sexuellement transmissibles, ou IST, sont provoquées par des bactéries, des virus, ou des parasites, et sont transmises à l’occasion de rapports sexuels. Il existe plus d’une trentaine d’IST, qui sont aujourd’hui un enjeu de santé publique majeur.

Les IST : présentation

Vue d'ensemble

Les IST se transmettent principalement par contact cutané lors d’un rapport sexuel par voie vaginale, anale, ou orale. Beaucoup d’IST sont transmises lors de rapports sans pénétration, comme les rapports bucco-génitaux, les caresses intimes, ou lors de l’utilisation d’objets sexuels. L’évolution de la fréquence des IST suit aussi l’accroissement de ces pratiques dans la population. Certaines peuvent aussi se transmettre de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou lors de l’allaitement, et par le sang. Les IST sont souvent regroupées sous une catégorie unique : les maladies qui touchent les organes sexuels. Cependant, elles peuvent provoquer des symptômes sur l’ensemble du corps. 

Toutes les maladies touchant les parties génitales ne sont pas des IST. Par exemple, les mycoses vaginales, très fréquentes chez les femmes, résultent d’un déséquilibre de la flore vaginale mais ne sont pas transmises lors de rapports sexuels. 

Sur les huit infections les plus fréquentes, seulement quatre peuvent être guéries : la syphilis, la gonorrhée, la chlamydiose et la trichomonase. La prévention et le dépistage sont donc cruciaux pour freiner la propagation des IST, dont la fréquence est en augmentation.

Un enjeu de santé publique majeur

L’urgence du VIH a mis pendant des années les IST en marge des discussions sur la sexualité. Pourtant, les IST ont de profondes répercussions sur la santé sexuelle et reproductive, à travers la stigmatisation, les cancers, la stérilité, les complications de grossesse. De plus, certaines IST, comme l’herpès, la gonorrhée et la syphilis, peuvent augmenter le risque de contamination par le VIH. 

La majorité des IST sont asymptomatiques, ce qui rend leur diagnostic compliqué. Même si l’on dispose de médicaments actifs sur la plupart des IST, ceux-ci ne permettent pas de faire baisser le nombre de nouvelles infections. En effet, manque de connaissances sur les IST, tabou, retard de diagnostic et résistance aux antibiotiques participent à la forte augmentation de leur fréquence, particulièrement chez les jeunes.

 

Seuls 64%
des 15-30 ans considèrent être bien informés sur les IST (hors VIH). (1)
3x plus élevé
C'est le taux d'infections à chlamydia en Île-de-France, comparé au reste du pays. (2)
x3
Les infections à Chlamydia et à gonocoque ont été multipliées par 3 en France, entre 2012 et 2016. (3)

Un sujet délicat

Alors que les traitements s’améliorent, les IST restent mal soignées. Une des raisons principales à cette constatation reste le tabou qui entoure ces infections. 

Tout d’abord, les lieux dédiés au dépistage et à la prise en charge de ces infections restent mal connus. De plus, les médecins traitants hésitent souvent à aborder la question des pratiques sexuelles et des IST avec leurs patients. Ce silence autour des IST entretient une perception négative : dans la majorité des cas, les IST ont mauvaise réputation. Elles sont souvent perçues comme liées à un manque d’hygiène ou à un mauvais comportement sexuel. Ainsi, les consultations de dépistage ne sont pas systématiques, le diagnostic est redouté, et le fait d’avoir une IST reste « honteux ».

Les principales IST

Les IST d'origine bactériennes

Les IST d’origine bactériennes sont, comme leur nom l’indique, causées par des bactéries pathogènes. Après l’infection, la bactérie se multiplie et colonise les voies génitales, anales et urinaires.

  • Les chlamydioses (les infections à chlamydia)

    Les chlamydioses, qu’est-ce que c’est ?

    On désigne par le terme chlamydiose les infections par des bactéries du genre ChlamydiaPlus particulièrement, les IST génitales à Chlamydia sont dues à la bactérie Chlamydia Trachomatis. Ce sont les IST les plus fréquentes. 

    Les chiffres clés (4):

    • 124 000 personnes diagnostiquées par une infection à chlamydia en 2020.
    • 70 % des dépistages en laboratoire privé en 2020 concernent des femmes.
    • L’Île-de-France fait partie des régions les plus touchées.

    Les symptômes des chlamydioses

    La chlamydiose est considérée comme une maladie silencieuse et donc généralement asymptomatique. Toutefois, certains symptômes comme des sensations de brûlures en urinant ainsi que des douleurs ou des écoulements anormaux au niveau des organes génitaux, du rectum, ou de l’anus, peuvent se manifester quelques semaines après l’infection. 

    Les modes de transmission des chlamydioses

    Les infections à Chlamydia se transmettent au cours des préliminaires et des rapports sexuels non protégés (génital, anal, bucco-génital, et bucco-anal) par l’intermédiaire des muqueuses et sécrétions sexuelles, mais aussi de la mère à l’enfant au moment de l’accouchement. 

    Les populations à risque face aux chlamydioses et ses possibles complications

    La chlamydiose est l’IST la plus fréquente et touche principalement les jeunes de 15 à 25 ans. Si elle n’est pas traitée, la chlamydiose peut causer des problèmes sévères, particulièrement pour la femme, tels que la Salpingite (une infection des trompes) ou la Maladie Pelvienne Inflammatoire (MPI), cause d’infertilité et de grossesses extra-utérines. 

    Le dépistage et le traitement des chlamydioses

    L’infection à chlamydia est traitée facilement par la prise d’un antibiotique. La Haute Autorité de santé recommande désormais aux jeunes femmes de 15 à 25 ans sexuellement actives d’effectuer au moins un dépistage des infections à Chlamydia Trachomatis. Le dépistage des chlamydioses se fait par une simple analyse d'urine ou par un prélèvement vaginal chez la femme. 

     

  • La gonorrhée

    La gonorrhée, qu’est-ce que c’est ?

    La gonorrhée, ou gonococcie, est une IST causée par des bactéries gonocoques (Neisseria Gonorrhoeae). La prévalence de la gonorrhée est en forte augmentation, en particulier chez les jeunes. 

    Les chiffres clés:

    • 10 000 cas de gonorrhée diagnostiqués en CeGIDD en 2020. (5)
    • 44 % des personnes diagnostiquées en 2020 sont des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. (5)
    • 21 % d’augmentation du nombre de gonorrhées en France, entre 2017 et 2019. (4)

    Les symptômes de la gonorrhée

    Souvent appelée « chaude-pisse », la gonorrhée provoque des brûlures à la miction, en particulier chez les hommes. Chez les femmes, la gonorrhée est souvent asymptomatique (jusqu’à 70 % des cas). Dans tous les cas, d’autres symptômes peuvent apparaître entre 2 et 7 jours après l’infection comme des écoulements et saignements anormaux. 

    Les modes de transmission de la gonorrhée

    Les gonocoques sont très contagieux. Ils peuvent se transmettre lors de rapports non protégés par un préservatif, même lors de pénétration digitale et de rapports bucco-génitaux. Les nouveau-nés peuvent aussi être infectés par leur mère au moment de l’accouchement. 

    Les populations à risque face à la gonorrhée et ses possibles complications

    Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes sont particulièrement touchés par la gonorrhée. Non traitées, les gonocoques peuvent provoquer des abcès des trompes utérines ou de la prostate, entraînant des troubles de la fertilité. Une infection transmise par la mère à son nouveau-né peut toucher les yeux (conjonctivite) ou se généraliser en septicémie (infection du sang), parfois mortelle. 

    Le dépistage et le traitement de la gonorrhée 

    La gonorrhée fait partie des IST guérissables. Le traitement repose sur les antibiotiques associant une injection et/ou des comprimés. Cependant, les cas de gonocoques résistants aux antibiotiques sont de plus en plus fréquents et les traitements actuels combinent souvent différents antibiotiques afin d’être efficaces. Le dépistage de la gonorrhée se fait par une analyse d'urine ou par un prélèvement sur les organes touchés (urètre, vagin, rectum, gorge) en passant par un coton-tige. 

  • Les mycoplasmes

    Les mycoplasmes, qu’est-ce que c’est ?

    Les mycoplasmes sont de petites bactéries ubiquitaires responsables d’infections respiratoires et urogénitales chez l’homme. Mycoplasma genitalium est responsable des IST. 

    Les symptômes des mycoplasmes

    La plupart du temps, le mycoplasma genitalium n’entraîne aucun symptôme. Rarement, il se manifeste par une inflammation de l’urètre, source d’écoulement et de douleurs. 

    Les modes de transmission des mycoplasmes

    Comme les autres IST, le mycoplasme est transmissible lors de tout type de rapport sexuel. 

    Les populations à risque face aux mycoplasmes et ses possibles complications

    Les complications sont rares, mais le rôle des mycoplasmes dans certaines infections des trompes ou de la prostate, peut causer des infertilités. Le dépistage systématique n’est pas recommandé mais réalisé en cas de symptômes. 

    Le dépistage et le traitement des mycoplasmes 

    Le mycoplasme est traité, comme les autres IST bactériennes, par antibiotiques. Cependant, le traitement est long et n’est pas toujours efficace car les résistances sont fréquentes. Une analyse d'urine standard ne permet pas de dépister les mycoplasmes. La technique PCR est utilisée, sur urines, prélèvements vaginal ou anal. 

  • La syphilis

    La syphilis, qu’est-ce que c’est ?

    La syphilis, connue familièrement sous le nom de vérole, est une IST causée par la bactérie Treponema Pallidium qui, à partir du XVe siècle, a fait des ravages avant la découverte des antibiotiques. Pour autant, elle est en recrudescence depuis les années 1990. 

    Les symptômes de la syphilis

    La syphilis est une maladie qui évolue selon plusieurs stades successifs, chacun caractérisé par des symptômes particuliers. Le stade primaire est caractérisé par l’apparition d’un chancre, ou plaie rouge qui peut ressembler à un aphte, trois semaines après l’infection. 

    Si l’infection n’est pas traitée, la phase secondaire apparaît au bout de plusieurs semaines et se manifeste par des éruptions cutanées qui ne démangent pas, appelées « floraisons ». Ces éruptions peuvent aussi être accompagnées d’un gonflement des ganglions lymphatiques, de fièvre, et d’une grande fatigue. Plus tard, des éruptions contaminantes vont apparaître, notamment sur la paume des mains et la plante des pieds. Dans sa phase tertiaire, la syphilis va toucher le système nerveux, le cœur, les yeux, et le cerveau, et entraîner de graves complications. 

    Les modes de transmission de la syphilis

    La transmission de Treponema Pallidium a lieu uniquement en cas de contact direct, car la bactérie ne peut pas survivre à l’air libre. Ainsi, la syphilis se transmet lors des préliminaires et des rapports sexuels incluant une pénétration vaginale ou anale, des rapports bouche-sexe ou bouche-anus. Le risque de transmission est très élevé pour tous ces types de rapports. La syphilis peut aussi se transmettre de la mère à l’enfant, ou par échange de seringue.

    Les populations à risque face à la syphilis et ses possibles complications

    La syphilis touche principalement des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. En 2020, 61 % des personnes diagnostiquées en CeGIDD appartenaient à cette population. 

    Dans sa phase tertiaire, la syphilis entraîne des lésions gravissimes de la moelle épinière et du cerveau, menant jusqu’à la mort. L’existence de ces complications rend nécessaire un examen médical complet après tout test positif. 

    Le dépistage et le traitement de la syphilis 

    La syphilis n’est plus le fléau qu’elle a été. Aujourd’hui, grâce aux antibiotiques, la syphilis est guérissable. Une injection de pénicilline suffit à traiter une syphilis récente. Le dépistage de la syphilis se fait principalement par une analyse sérologique, c'est-à-dire une prise de sang, qui vise à détecter des anticorps antitréponème. 

     

Les IST d'origine virale

Les IST d’origine virales sont, comme leur nom l’indique, causées par des virus. Contrairement aux IST bactériennes, ces infections ne peuvent pas toujours être soignées.

  • L'hépatite A

    L’hépatite A, qu’est-ce que c’est ?

    L’hépatite A est une maladie infectieuse causée par le virus VHA. L’hépatite A est fréquente dans les pays en voie de développement où elle affecte principalement les enfants. Dans les pays industrialisés, la circulation de l’hépatite A est moins fréquente et la maladie touche principalement les adultes. Elle est caractérisée par le fait qu’elle ne devienne jamais chronique.

    Les symptômes de l’hépatite A

    L’hépatite A est le plus souvent asymptomatique. Cependant, dans certains cas, elle peut entraîner un ictère (ou jaunisse) caractérisé par un jaunissement du teint de la peau, de la cornée, des urines foncées et des selles décolorées. Cet ictère s’accompagne souvent d’une grande fatigue pouvant durer plusieurs semaines.

    Les modes de transmission de l’hépatite A

    Le virus de l’hépatite A se transmet principalement par l’eau contaminée ou par l’alimentation mais peut aussi être transmis lors de rapports sexuels, principalement par voie oro-fécale. 

    Les populations à risque face à l’hépatite A et ses possibles complications

    L’hépatite A en tant qu’IST touche principalement les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes, victimes d’une épidémie en France et en Europe en 2017. Dans des cas extrêmement rares, et souvent en coprésence d’hépatite B, l’hépatite A peut détruire le foie.

    La vaccination, le dépistage et le traitement de l’hépatite A  

    Une infection par le virus de l’hépatite A guérit généralement toute seule. Malgré tout, un vaccin contre l’hépatite A est disponible depuis la fin des années 1990. La vaccination est surtout recommandée pour les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes, les voyageurs dans des pays où le circuit d’eau n’est pas sécurisé, et les porteurs d’hépatite B chronique. Le dépistage de l'hépatite A se fait par prise de sang recherchant la présence d'anticorps antiVHA. 

     

  • L'hépatite B

    L’hépatite B, qu’est-ce que c’est ?

    L’hépatite B est une maladie infectieuse causée par le virus VHB, qui peut devenir chronique. Largement répandue, l’hépatite B pose un véritable problème de santé publique car le virus est très contagieux. 

    Chiffres clés:

    • On estime que le virus de l’hépatite B est 100 fois plus contagieux que le VIH. (6)
    • 135 700 personnes seraient porteuses du VHB en France métropolitaine. (7)
    • 5 à 10 % des infections VHB peuvent évoluer en hépatite chronique, cirrhose, ou cancer du foie. (6)

    Les symptômes de l’hépatite B

    L’hépatite B est également le plus souvent asymptomatique. Comme l’hépatite A, elle peut provoquer un ictère, de la fièvre et une fatigue intense. 

    Les modes de transmission de l’hépatite B

    En France, le virus de l’hépatite B se transmet principalement par voie sexuelle. Il peut aussi se transmettre par le sang (notamment par le biais de matériel d’injection souillé), de la mère à l’enfant par le lait maternel ou lors de l’accouchement et, plus rarement, par la salive. 

    Les populations à risque face à l’hépatite B et ses complications 

    Les populations principalement touchées par l’hépatite B regroupent les individus fréquemment en contact avec du sang, soit les usagers de drogue, le personnel médical, les personnes qui ont fréquemment besoin de sang, ou les personnes ayant de nombreux partenaires sexuels. Dans 90 % des cas, l’hépatite B guérit spontanément et aboutit à une protection durable. Dans 10 % des cas, elle devient chronique et peut évoluer vers une grave maladie du foie, la cirrhose, et plus rarement vers un cancer. 

    La vaccination, le dépistage et le traitement de l’hépatite B 

    Les traitements contre l’hépatite B reposent sur des antirétroviraux qui ralentissent la progression de la maladie, mais ne permettent la guérison que dans 5 % des cas. De plus, il existe un vaccin obligatoire chez les professionnels de santé et chez les nourrissons, depuis 2018. Plus généralement, le vaccin est fortement recommandé dans la population générale. Le dépistage de l'hépatite B se fait par analyse sérologique au moyen d'une prise de sang. Cependant, le dépistage n'est fiable que 3 mois après la dernière prise de risque. 

     

  • L'hépatite C

    L’hépatite C, qu’est-ce que c’est ?

    L’hépatite C est une maladie infectieuse causée par le virus VHC. Comme l’hépatite B, elle peut aussi devenir chronique.

    Les symptômes de l’hépatite C 

    L’hépatite C provoque les mêmes signes cliniques que les autres hépatites (jaunisse, fièvre, fatigue). Cependant, elle reste bien souvent asymptomatique. 

    Les modes de transmission de l’hépatite C

    Le virus de l’hépatite C se transmet uniquement par le sang. L’infection a souvent lieu lors du partage de matériel d’injection de drogue contaminé, en cas de relations sexuelles pendant les règles, ou lors de pratiques sexuelles insertives traumatiques par la muqueuse anale.

    Les populations à risque face à l’hépatite C et ses possibles complications

    Les utilisateurs de drogues sont particulièrement à risque face à l’hépatite C. Seulement 30 % des infections causées par le VHC guériront spontanément. Les autres malades développent une hépatite chronique pouvant évoluer vers la cirrhose et, à terme, le cancer du foie. 

    Le dépistage et le traitement de l’hépatite C 

    Depuis 2016, il existe de nouveaux traitements antiviraux très efficaces qui permettent de guérir l’hépatite C. Toutefois, ces traitements n’empêchent pas de se faire recontaminer. Aucun vaccin n’est encore disponible pour ce type d’hépatite. Comme pour les autres hépatites, le dépistage de l'hépatite C se fait grâce à une prise de sang. Il n'est totalement fiable que 3 mois après la dernière prise de risque. 

     

  • L'herpès génital

    L’herpès génital, qu’est-ce que c’est ?

    L’herpès génital est une maladie virale très contagieuse causée par le virus herpès simplex (HSV), principalement de type 2. L’infection est chronique : il est impossible de se débarrasser du virus.

    Chiffres clés: (8)

    • En France, l’herpès génital touche 20 % de la population sexuellement active. 
    • Près de 10 à 30 % des infections sont maintenant dues au HSV1, qui cause l’herpès labial, notamment à cause des pratiques sexuelles bucco-génitales. 
    • Statistiquement, les infections se font principalement lors des premiers rapports sexuels. 

    Les symptômes de L’herpès génital

    L’herpès peut rester asymptomatique toute la vie. Lorsque des symptômes se présentent, la maladie se caractérise par l’apparition de picotements et de vésicules, ou « cloques », au niveau des organes génitaux ou de l’anus. 

    La première infection, ou primo-infection, par le virus passe souvent complètement inaperçue. Une fois contracté, le virus devient latent, et réapparaît périodiquement. Certains facteurs favorisent les poussées d’herpès génital, comme le stress, la fatigue, une autre infection, ou un changement hormonal (comme pendant les règles).  

    Les modes de transmission de l’herpès génital

    Les cloques sont contaminantes jusqu’à la fin de la cicatrisation des lésions. Le virus se transmet par simple contact avec une muqueuse saine, lors de rapports sexuels. L’incubation varie selon les individus, de quelques jours à quelques années. 

    Les populations à risque face à l’herpès génital et ses possibles complications

    En France, l’herpès génital touche particulièrement la population des 25 à 35 ans. Les poussées ne sont pas dangereuses en soi, mais peuvent faciliter l’infection par d’autres IST, notamment le VIH. 

    Le dépistage et le traitement de l’herpès génital 

    Aucune vaccination et aucun dépistage ne sont disponibles pour prévenir l’herpès génital. Il est donc recommandé d’effectuer un diagnostic médical si des symptômes de poussée apparaissent. Un médecin peut prescrire un traitement antiviral en crème ou en comprimé pour accélérer la cicatrisation des lésions. De plus, en cas de récidives fréquentes, un traitement sous forme de comprimés quotidiens de 6 à 12 mois peut être proposé, permettant ainsi un répit de plusieurs années. Contrairement aux autres IST, le dépistage de l'herpès génital n'est pas systématiquement réalisé. Par contre, un médecin peut prescrire un test sanguin qui détectera la présence d'anticorps contre le virus de l'herpès dans le sang. 

     

  • Les infections à HPV

    Les infections à HPV, qu’est-ce que c’est ?

    Les papillomavirus humains (HPV) sont des virus très répandus qui peuvent infecter la peau et les muqueuses. Il en existe plus de 150 types, dont environ 40 peuvent infecter les organes génitaux des femmes comme des hommes. Certaines souches de HPV peuvent donner des cancers. 

    Les symptômes des infections à HPV

    La plupart des infections HPV ne provoquent aucunes lésions. Dans 90 % des cas, l’infection est transitoire et s’élimine naturellement en une à deux années après la contamination sexuelle. Cependant, dans 10 % des cas, l’infection persiste et peut donner naissance à des lésions, ou condylomes, au niveau des muqueuses génitales mais aussi de la bouche. 

    Les modes de transmission des infections à HPV

    Le HPV se transmet très facilement par contact lors des rapports sexuels, avec ou sans présence de condylomes, et sans lésion visible pour les souches donnant des cancers. 

    Les populations à risque face aux infections à HPV et ses possibles complications

    Les risques associés au HPV dépendent du génotype du virus. Dans les cas les plus graves, une infection à HPV peut entraîner l’apparition de lésions précancéreuses au niveau du col de l’utérus, de l’anus, ou dans la gorge, au niveau de l’oropharynx. Les populations les plus à risque sont notamment les femmes, car les infections à HPV sont une des principales causes de cancer du col de l’utérus, et les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes.  

    La vaccination et le traitement des infections à HPV 

    Les verrues peuvent guérir spontanément ou réapparaître. Il est nécessaire de les faire enlever par un spécialiste pour limiter la gêne occasionnée et les risques de transmission. La vaccination est recommandée et prise en charge pour les jeunes filles et les jeunes garçons de 11 à 14 ans, et jusqu’à 26 ans pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. Pour les cancers du col de l’utérus liés aux HPV, un dépistage systématique est réalisé chez les femmes tous les 3 ans, et plus souvent si nécessaire. Chez les femmes, le dépistage est réalisé par un prélèvement de cellules au niveau du col de l'utérus appelé "frottis", afin de réaliser un examen cytologique. Chez les hommes, le dépistage n'entre pas dans le cadre d'un bilan IST classique, mais peut être réalisé par un urologue qui réalisera une péniscopie : c'est-à-dire un examen du pénis qui permet de détecter certaines anomalies comme les condylomes. 

     

    Pour plus d'information sur les infections à HPV, vous pouvez consulter notre dossier thématique à ce sujet. 

  • Le VIH

    Le VIH, qu’est-ce que c’est ?

    Le VIH, ou virus de l’immunodéficience humaine, est un rétrovirus humain sexuellement transmissible. Après l’infection, le virus affaiblit le système immunitaire et, en l’absence de traitement, est responsable du syndrome d’immunodéficience acquise (sida). C’est l’IST la plus redoutée parce qu’encore perçue comme mortelle. Pourtant, aujourd’hui, elle bénéficie de traitements efficaces qui l’ont transformée en maladie chronique. 

    Informations et chiffres clés:

    • 4 900 personnes ont découvert leur séropositivité en 2020 en France. (9)
    • Un premier test vaccin VIH prometteur est en court de développement, grâce à la technologie de l’ARN messager.
    • 30 % des personnes diagnostiquées en 2020 l’étaient à un stade avancé de la maladie, ce qui les a empêchées de bénéficier d’un traitement précoce. (10)

    Les modes de transmission du VIH

    Le VIH se transmet par voie sexuelle, avec des risques plus élevés lors de pénétration vaginale ou anale, et par voie sanguine, comme lors d’échange de seringue chez les usagers de drogues. Enfin, le VIH se transmet aussi de la mère à l’enfant. Sans traitement, ce risque de transmission s’élève à 35 % pendant la grossesse, au moment de l’accouchement, et pendant l’allaitement.  

    Les symptômes du VIH

    Environ quinze jours après l’infection, le VIH peut se manifester par un syndrome grippal plus ou moins intense, avec de la fièvre et des maux de tête, et parfois une éruption cutanée (aphtes buccaux ou génitaux). La plupart du temps, cette phase de primo-infection passe inaperçue car elle n’est pas associée au VIH. 

    S’en suit une phase de séropositivité, sans symptômes, qui peut durer plusieurs années. Sans traitement, le VIH détruit le système immunitaire. Plus particulièrement, il infecte certains globules blancs, les lymphocytes CD4, essentiels à la défense de l’organisme. Ainsi, l’organisme de la personne infectée se met à développer des maladies dites opportunistes, car elles profitent du déficit immunitaire. Parmi les infections les plus fréquentes, on retrouve la pneumocystose pulmonaire (pneumonie), la toxoplasmose cérébrale (abcès au cerveau), et certains cancers d’origine virale. Ces maladies définissent le stade sida, et conduisent à la mort. 

    Aujourd’hui, le stade sida n’est atteint que par des patients qui n’ont pas été dépistés antérieurement, et pour lesquels ces maladies sont une manifestation inaugurale plusieurs années après la contamination. 

    Les populations à risque face au VIH et ses possibles complications

    Contrairement à d’anciennes croyances, le VIH touche tout le monde. Malgré tout, certaines populations restent plus à risque face au virus : les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les usagers de drogue, ainsi que les travailleurs du sexe. Les complications liées au VIH ont lieu lorsque le stade sida est atteint, où les infections opportunistes peuvent mener jusqu’à la mort.

    Le dépistage, la vaccination et le traitement du VIH 

    Malgré de récents essais prometteurs utilisant la technique de l’ARN messager, il n’existe toujours pas de vaccin contre le VIH. Chez les patients dépistés précocement, un traitement anti VIH, communément appelé bi ou trithérapie, va bloquer la multiplication du virus qui ne pourra plus détruire le système immunitaire. Le stade sida n’est jamais atteint, et les infections opportunistes ne se développent pas. De plus, aujourd’hui, grâce au traitement de la mère dès le début de la grossesse, la transmission materno-fœtale a quasiment disparu dans notre pays, et on compte moins de 10 enfants infectés de cette façon en France depuis plusieurs années. 

    Pour prévenir de possibles infections, il existe aussi un traitement antiviral de prévention appelé la prophylaxie préexposition (PrEP). Ce traitement peut être pris en continu ou « à la demande » et est généralement proposé en priorité aux publics ayant un risque fort d’acquisition du VIH. Enfin, un traitement antiviral est aussi disponible afin d’empêcher une contamination lorsque l’on a été exposé au VIH. Ce traitement, aussi appelé Traitement Post-Exposition (TPE) doit être pris au plus tard dans les 48 heures après la prise de risque. 

    Le dépistage du VIH se fait par un examen sanguin qui détecte la présence d'anticorps contre le VIH et l'antigène P24 du virus. De plus, un test rapide d'orientation diagnostique (TROD VIH) et un autotest VIH sont disponibles.

     

    Pour plus d'informations sur le VIH, vous pouvez consulter nos autres dossiers thématiques sur la vie avec le VIH, vieillir avec le virus, et la prévention du VIH aujourd'hui

Les IST d'origine parasitaire

Les IST parasitaires sont, comme leur nom l’indique, causées par des parasites. Les parasites sont des organismes qui se nourrissent des nutriments de leur hôte. Dans le cadre des IST, ces parasites peuvent vivre à l’extérieur ou à l’intérieur du corps.

  • La trichomonase

    La trichomonase, qu’est-ce que c’est ?

    La trichomonase est une infection causée par le parasite Trichomonas Vaginalis.  

    Les symptômes de la trichomonase

    Chez les femmes, l’infection à Trichomonas Vaginalis représente environ 30 % des vulvo-vaginites ou inflammation de la vulve et du vagin, et de 50 % des vaginites avec pertes. Ces infections peuvent se caractériser par des pertes vaginales abondantes, spumeuses (qui font des bulles), malodorantes, et parfois d’une couleur jaune-verdâtre. De plus, certaines femmes expérimentent des douleurs pendant les rapports sexuels ainsi que des brûlures urinaires. 

    Chez les hommes, l’infection est asymptomatique dans 90 % des cas. Le plus souvent, l’homme transporte les parasites et les transmet. Quand des symptômes sont présents, il s’agit généralement d’une infection de l’urètre avec éventuellement un suintement et des démangeaisons. 

    Les modes de transmission de la trichomonase 

    Le parasite est transmissible par voie sexuelle. Plus fréquemment, il se transmet aussi par le biais d’un linge humide, de l’eau du bain, ou encore des lunettes WC, le parasite pouvant survivre 24 heures dans les milieux extérieurs si les conditions sont favorables. 

    Les populations à risque face à la trichomonase et ses possibles complications

    La trichomonase n’est pas dangereuse mais ses symptômes peuvent être désagréables. L’infection peut aussi menacer la fertilité si elle n’est pas traitée. 

    Le dépistage et le traitement de la trichomonase  

    Le traitement de la trichomonase se fait par le biais d’un antibiotique antiparasitaire, par voie orale ou en traitement local. La recherche de Trichomonas Vaginalis dans le cadre d'un dépistage repose sur l'examen direct d'un prélèvement urogénital.

  • Les poux du pubis

    Les poux du pubis, qu’est-ce que c’est ?

    Le pou du pubis, aussi connu sous le nom de « morpions » et Phtirius pubis, est un insecte qui vit dans la région pubienne. Il se nourrit de sang humain en perforant la peau de la personne parasitée. Ces parasites sont visibles à l’œil nu, et ont une durée de vie d’environ deux semaines.

    Les symptômes des poux du pubis

    Les premiers signes d’infection par les poux du pubis sont généralement des irritations pubiennes ainsi que des démangeaisons, particulièrement la nuit.  

    Les modes de transmission des poux du pubis

    Les poux du pubis se transmettent lors du contact pendant les rapports sexuels et colonisent la région pubienne. Les chances de transmission sont d’autant plus élevées si la personne est très poilue. 

    Les populations à risque face aux poux du pubis et ses possibles complications

    Aucune population particulière n’est touchée par cet insecte qui n'entraîne pas de complications graves s’il est traité rapidement. En revanche, il existe un risque d’infection cutanée si des plaies apparaissent à cause du grattage, rasage, etc.

    Le dépistage et le traitement des poux du pubis

    Un traitement insecticide adapté est nécessaire pour éliminer les poux du pubis, et ce plusieurs fois afin d’éliminer les œufs et les lentes. Le rasage des poils pubiens est aussi recommandé. Les vêtements et le linge de lit doivent être nettoyés, même si les poux pubiens ne survivent pas plus de 48 heures sans hôte humain. Le dépistage se fait visuellement, lors d'un examen de la peau par un professionnel de santé. 

     

  • La gale

    La gale, qu’est-ce que c’est ?

    La gale est une maladie parasitaire de la peau due à un acarien, le sarcopte de gale. Les sarcoptes vivent et se reproduisent essentiellement sous la peau, dans la couche superficielle de l’épiderme. 

    Les symptômes de la gale

    Le parasite creuse des sillons sous la peau ce qui provoque des démangeaisons très fortes, particulièrement le soir ou la nuit. 

    Les modes de transmission de la gale 

    La gale se transmet essentiellement par contact physique direct (peau contre peau), le plus souvent lors de rapports sexuels, ce qui en fait une IST. Elle peut aussi se transmettre simplement en dormant dans des draps qui ont été en contact avec une personne infectée. Dès les premiers symptômes, la personne infectée est très contagieuse et le reste jusqu’à 10 jours après le traitement. 

    Les populations à risque face à la gale et ses possibles complications

    Aucune population particulière n’est touchée par la gale. Bien que très désagréables, les démangeaisons causées par le sarcopte sont sans gravité.

    Le dépistage et le traitement de la gale 

    Le diagnostic est clinique. Toutes les personnes du foyer doivent être traitées en même temps au niveau des mains et des organes génitaux externes avec une crème, ou émulsion, qui détruit le parasite. La maison est aussi désinfectée en lavant à 60° ce qu’il est possible de laver et en utilisant un produit acaricide pour le reste. Le dépistage de la gale repose sur l'observation des lésions de la peau, notamment des sillons. 

Conseils prévention contre les IST

Le dépistage des IST

Beaucoup d’IST peuvent passer inaperçues un bon moment car elles sont majoritairement asymptomatiques, ce qui retarde le diagnostic. Un dépistage régulier reste donc un des moyens essentiels pour lutter contre les IST. 

Il est possible de faire un dépistage complet IST, hors VIH, tous les trois mois. En France, le dépistage des IST est gratuit ou pris en charge par la Sécurité sociale. Les dépistages en CeGIDD et en centres de planification et d’éducation familiale peuvent être anonymes, même pour les mineurs.

Il est aussi important de préciser que le dépistage systématique ne concerne pas que les plus jeunes : on observe une augmentation du nombre d’infections par le VIH chez les plus de 60 ans, ce qui traduit la nécessité de prévenir les IST à tout âge. 

Comment se faire dépister ?

  • Suite à une consultation avec un médecin traitant, un gynécologue, ou un dermato-vénérologue. 
  • Gratuitement et anonymement dans les centres d’information, de dépistage, et de diagnostic (CeGIDD).
  • Gratuitement également dans les centres de planification et d’éducation familiale et les centres de planning familial.
  • Pour le VIH, il existe aussi des autotests, disponibles en pharmacie. 
Délai de dépistage des principales IST.

 

 

Il est possible de se faire dépister entre deux et trois semaines après l'exposition, selon le type d'infection et les circonstances de contamination. A titre indicatif, ce tableau présente les délais de dépistage de certaines IST. En ce qui concerne le VIH, certains tests peuvent déjà voir les signes de l’infection. Les tests rapides d’orientation au diagnostic peuvent donner des informations de manière précoce à partir de 3 semaines. Mais il est nécessaire de refaire un test au bout de 6 semaines après la prise de risque pour avoir un diagnostic définitif.

Délai de dépistage des principales IST.

Surveiller les possibles symptômes

Au-delà d’un dépistage régulier, et bien que beaucoup d’IST soient asymptomatiques, il est important de surveiller l’apparition de possibles symptômes laissant penser à une infection. Si ces symptômes apparaissent, il est recommandé de consulter un médecin ou de se rendre dans un centre de dépistage. 

Les symptômes les plus fréquents incluent :

  • Des écoulements anormaux ou saignements par le pénis ou l’anus.
  • Douleurs vaginales, pertes vaginales anormales (quantité, texture, odeur…) ou saignements hors menstruations.
  • Une sensation de brûlure en urinant. 
  • Une lésion sur la peau semblable à un aphte non douloureux sur les organes génitaux et les muqueuses. 
  • Des boutons, rougeurs ou verrues sur les parties génitales ou l’anus.
  • De gros ganglions au niveau de l’aine. 
  • Un mal de gorge, des symptômes grippaux, ou une fatigue quelques jours après une relation sexuelle. 

Repenser les dialogues de l'intime dans le cadre de la prévention

Ouvrir la discussion autour des IST est essentiel. Il faut déconstruire, ensemble, les représentations dépassées de ces maladies encore perçues comme « honteuses » et « sales ». Parler des IST sans honte, ni gêne, et avec respect, participe à l’amélioration des connaissances sur le sujet et donc à une meilleure prise en charge.

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Malgré tout, les dialogues renvoyant à l’intime restent compliqués et parler ouvertement des IST requiert une certaine délicatesse : il est conseillé de le replacer dans le champ de la santé sexuelle (rapports hommes-femmes, gestion des émotions, pratiques sexuelles, consentement…). De plus, personne ne doit se sentir obligé de partager ses expériences dans le domaine sexuel, surtout dans le cadre d’un échange de groupe. Il faut veiller à modérer les échanges qui doivent rester respectueux et prendre en considération le fait que l’on s’adresse potentiellement à des personnes concernées, qui ont eu ou ont une IST, et qui pourraient se sentir exposées. 

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Ces dialogues, renvoyant à l’intime, doivent aussi s’intégrer dans une démarche d’accompagnement afin d’éviter ou de limiter le malaise et ne pas être ressentis comme intrusifs. Aborder ces sujets sera diversement accepté en fonction de l’environnement familial et socioculturel de chacun. Il est donc primordial, lors des interventions, de prendre en compte ces caractéristiques individuelles, et de veiller à créer et maintenir un cadre respectueux et sans jugement. 

Se protéger des IST

Il existe plusieurs armes disponibles pour se protéger des IST.

Tout d’abord, la vaccination et le traitement sont des moyens efficaces pour stopper la propagation des IST. La vaccination contre les IST n’est disponible que pour certaines IST d’origine virale, mais reste une arme redoutable contre celles-ci. De plus, beaucoup d’IST se soignent facilement. Il est important de suivre le traitement jusqu’au bout pour ne pas infecter ses partenaires. Il est conseillé de s’abstenir de tout rapport sexuel pendant le traitement et attendre la guérison. En cas d’infection, il est très important d’informer son ou ses partenaires sexuels, qui doivent aussi se faire dépister et suivre un traitement si nécessaire.

La propagation des IST peut aussi être ralentie par des mesures d’hygiène simples. Celles-ci incluent un lavage des mains régulier, l’utilisation de linge de toilette propre, le maintien d’une bonne hygiène bucco-dentaire, ou l’usage de gants en cas d’introduction de la main dans l’anus du partenaire, pratique susceptible de fragiliser les tissus et donc de favoriser une infection. De plus, il faut éviter de passer de l’anus au vagin en cas de pénétration, afin d’éviter la circulation des bactéries. 

L’utilisation de préservatifs, internes ou externes, permet de limiter le risque d’être infecté ou de transmettre certaines IST, notamment le VIH, les gonorrhées, les infections à chlamydias, et la syphilis. Le préservatif doit être remplacé lors de chaque changement de partenaire ou d’orifice. Ils s’utilisent avec du lubrifiant à base d’eau ou de silicone. 

Tableau résumant les différents moyens de transmission par IST.

 

 

Si certains modes de transmission sont bien connus et évalués, il reste difficile d’en classer l’ensemble selon une échelle des risques définitive. Ce tableau résume l’état des connaissances en 2021. Il est donc important de discuter des risques et des modes de transmission avec son ou sa médecin, qui prendra en compte le contexte, unique forcément, de la personne.

Tableau résumant les différents moyens de transmission par IST.

  • Bibliographie

    1. Beck, F., Guignard, R. et Richard, J.-B. « Sentiment d’information et craintes des jeunes en matière de santé » dans Beck F., Richard J.-B., dir. Les Comportements de santé des jeunes. Analyses du Baromètre santé 2010. Saint‑Denis : Inpes, coll. Baromètres santé, 2013 : p344
    2. Santé publique France. "Surveillance des infections sexuellement transmissibles bactériennes ". Bulletin de santé publique. Novembre 2019. p2.
    3. Santé publique France. "Infections sexuellement transmissibles : Préservatif et dépistage, seuls remparts contre leur recrudescence". Enquête LabolST1. Juillet 2018. 
    4. Santé publique France. "Surveillance du VIH et des infections sexuellement transmissibles bactériennes". Bulletin de santé publique. Décembre 2020. 
    5. Santé publique France. "Surveillance du VIH et des infections sexuellement transmissibles bactériennes". Bulletin de santé publique. Décembre 2021. 
    6. OMS. "Hépatite B". Juillet 2020. 
    7. Santé publique France. "Hépatites B et D". Mars 2021. 
    8. L'Assurance Maladie. "Reconnaître un herpès génital". Novembre 2019. 
    9. Sida Info Service. "Chiffres clés en France : les données en 2020". Décembre 2021. 
    10. Santé publique France. "VIH/sida". Novembre 2021. 

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